Le bilan de l’attaque survenue le 20 avril dans le village de Karma, province du Yatenga dans le nord du Burkina Faso, a été revu à la hausse, passant de 60 à plus de 100 morts. Des survivants ont dénoncé l’attaque menée par des individus se faisant passer pour des membres des forces armées nationales, exigeant une enquête approfondie et indépendante.
Selon un collectif de survivants, l’attaque du 20 avril contre le village de Karma dans le nord du Burkina Faso aurait fait plus de 100 morts et de nombreux blessés par balles, dont des femmes et des enfants. Plusieurs groupes de villageois ont été exécutés sur place et des blessés poursuivis et achevés. Des rapports indiquent que des hommes armés en uniforme, accompagnés d’auxiliaires paramilitaires, ont encerclé le village de Karma et tiré au hasard sur des personnes. Les hommes armés ont ensuite pillé les maisons, les magasins et les mosquées.
La porte-parole du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a appelé à une enquête rapide, approfondie, indépendante et impartiale sur cette attaque, déclarant que « le fait de prendre délibérément pour cible des civils ou des personnes qui ne participent pas directement aux hostilités constitue un crime de guerre ». Les parents des victimes ont appelé les autorités à réunir les conditions pour l’enterrement de leurs proches et exigent la vérité sur cette affaire.
Le gouvernement burkinabè n’a pas encore communiqué sur cette attaque. Les appels à la fin de la violence au Burkina Faso se multiplient, mais les groupes armés continuent de s’en prendre aux civils. Les autorités doivent agir rapidement pour protéger leur population et traduire en justice les responsables de ces crimes odieux.